L’étude du SPF Sécurité sociale démonte un mythe « Non, tous les indépendants ne sont pas riches »
Bruxelles, le 20 janvier 2026 – « L’étude du SPF sécurité sociale démonte clairement ce mythe que tous les indépendants vivent dans l’opulence », selon le SNI. « Si certains indépendants gagnent bien leur vie, il y a aussi une réelle disparité de revenus ». Le SNI insiste aussi le facteur ‘risque’ inhérent au statut d’indépendant. Le paradoxe qu’ils soient plus exposés à la pauvreté mais qu’ils la ressentent moins dans la pratique est lié à leur nature résiliente mais « cela doit pousser le gouvernement à continuer rapidement à améliorer leur statut et à tout mettre en œuvre pour assurer un environnement propice à leur développement économique »
Les indépendants sont exposés à un risque de pauvreté monétaire 5 fois plus élevé que les salariés, ressort-il d’une étude du SPF Sécurité sociale publiée aujourd’hui. « Oui, certains indépendants gagnent bien leur vie mais il existe une très forte disparité entre eux. Cette étude tord donc le cou à un mythe profondément ancré dans notre société, celui de l’opulence et de la richesse de tous les indépendants », explique le SNI. « Les chiffres sont d’autant plus frappants que près de 6 indépendants sur 10 en risque de précarité travaillent à temps plein », poursuit le SNI.
Le SNI explique par ailleurs que le facteur ‘risque’ est inhérent à leur statut « Quand un indépendant se lance, il prend un risque conséquent. Il engage énormément de temps et du capital. Les premières années de l’activité peuvent être un cap très difficile à passer et les revenus très faibles. L’indépendant met par ailleurs de l’argent dans son entreprise et a tendance à très peu se payer ».
Un paradoxe de l’étude interpelle également le SNI. Selon l’étude, les indépendants sont plus exposés à la précarité que les salariés mais la ressentent moins dans la pratique. « C’est clairement lié à leur nature résiliente. Ils essayent de se débrouiller au quotidien, quitte à sacrifier leur santé (mentale) et leur vie privée ». Cela souligne donc l’importance d’une protection sociale de qualité. « Le statut social des indépendants s’est amélioré au fil des années et la crise du Covid, notamment, a montré à quel point des avancées que réclamait le SNI, comme le droit passerelle, étaient nécessaires pour assurer un filet social digne aux indépendants ».
« Le SPF indique que sans cette protection sociale, le risque de pauvreté des indépendants aurait été deux fois plus élevé », continue le SNI. Il exhorte donc le gouvernement Arizona à continuer à améliorer leur statut et à mettre tout en œuvre pour assurer un environnement propice à leur développement économique. « C’est de cela dont les indépendants ont besoin pour grandir et être de moins en moins exposés à la précarité. Il faut leur retirer le plus de barrières possibles pour qu’ils grandissent dans leur activité. Le plan PME du gouvernement constitue en ce sens un catalogue de belles intentions mais cette étude le prouve : ces promesses devront rapidement se réaliser », conclut le SNI.