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Archives de presse

« Les indépendants et les PME ne peuvent pas être les victimes du modèle économique des sociétés de chèques-repas et d’écochèques »

À la suite des récentes révélations sur les bénéfices excessifs et la structure de commissions peu transparente des émetteurs de chèques-repas et d’écochèques, le SNI tire la sonnette d'alarme. Les chiffres montrent que les commissions que doivent payer les commerçants peuvent varier de manière extrême : certains paient jusqu'à 5 fois plus que leurs collègues. « Le système est devenu un modèle de profit pour de grosses sociétés sur le dos du commerçant local ».

Alors que le commerce de détail belge se bat pour chaque euro de marge, les émetteurs de chèques-repas Pluxee, Edenred et Monizze enregistrent des bénéfices records. Une enquête a ainsi montré que ces entreprises génèrent des millions d'euros de bénéfices et d'intérêts, qui sont souvent directement reversés à leurs maisons mères à l'étranger. Pendant ce temps, les commerçants paient, souvent sans le savoir, des commissions variant de moins de 2% à plus de 10%.

Le SNI dénonce la nature « à la tête du client » de ces commissions. Là où les grands acteurs parviennent à conclure des accords avantageux, le petit indépendant paie le prix fort. « Il est inacceptable que les tarifs soient fixés ‘à la tête du client’ », explique le SNI. « Un petit indépendant ou une PME ne devrait pas être sanctionné parce qu'il ne dispose pas d'une armée d'avocats ou de volumes énormes pour peser lors des négociations. Cet arbitraire mine la concurrence loyale ».

Outre les commissions élevées, le SNI pointe du doigt les frais cachés qui érodent davantage les marges bénéficiaires. « Il y a les frais de gestion (redevances mensuelles et frais de renouvellement de carte), les doubles frais (en cas de retour ou d'échange, le commerçant paie souvent deux fois les frais de transaction), ce qui signifie que l'on vend parfois littéralement à perte. Ces coûts pour le commerçant doivent diminuer drastiquement ! Enfin, les émetteurs gagnent des millions en intérêts sur de l'argent qui appartient en réalité au travailleur et au commerçant ».

« Le SNI exige que le gouvernement intervienne pour corriger ce système déséquilibré. Si le secteur ne propose pas lui-même une réforme radicale, le monde politique doit chercher des alternatives. Outre une transparence totale, il faut instaurer un plafond de redevance équitable et identique pour tous les commerçants. Les fonds issus des chèques périmés ne doivent plus retourner dans les poches des actionnaires des émetteurs ».

« Ces chèques sont destinés à soutenir le pouvoir d'achat et l'économie locale, pas à enrichir trois grands acteurs », conclut le SNI.

À propos du SNI

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) est une organisation neutre qui représente les indépendants, professions libérales et intellectuelles ainsi que les PME de tout le pays. Le SNI est la voix de ces entrepreneurs et défend leurs intérêts sociaux, économiques et culturels face aux autorités, à l’opinion publique et aux médias. Le SNI suit son propre cours indépendant et n’est lié à aucun parti ou opinion politique ni à un secteur déterminé.    

Personnes de contact

Christophe Wambersie, Secrétaire Général Wallonie-Bruxelles SNI, 0471/65 46 69, christophe.wambersie@sninet.be
Olivier Maüen, Chargé de communication SNI, 0477/45 53 25, olivier.mauen@sninet.be

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