Le Conseil des ministres a récemment donné le feu vert à une revendication importante du SNI : l’extension complète du statut de flexi-job à tous les secteurs dès cet été. Une étude récente montre que l’intérêt des entreprises belges pour le régime des flexi-jobs est d’ailleurs fort.
Pas moins de 45% des PME qui n’ont pas encore recours aux travailleurs en flexi-job envisagent de le faire dès que la nouvelle législation entrera en vigueur.
Le statut devenant définitivement accessible à grande échelle cet été, de nombreuses petites et moyennes entreprises se préparent à ‘accueillir’ ce personnel flexible.
La motivation derrière cet intérêt majeur est claire. Les PME voient principalement dans les travailleurs en flexi-job une solution idéale lorsqu’un renfort temporaire est nécessaire.
Doutes administratifs et obstacles
Bien que la volonté soit forte, le tableau général est plus nuancé. Une partie des entrepreneurs fait encore preuve d'une certaine retenue. Les entreprises qui hésitent encore pointent principalement du doigt la mise en œuvre pratique du système.
Ainsi, certaines PME s'inquiètent de la qualité et de la fiabilité des travailleurs en flexi-job, ou craignent que la recherche de candidats appropriés ne s'avère difficile dans le contexte actuel de pénurie sur le marché du travail.
De plus, le suivi administratif et le flou actuel autour de la réglementation spécifique constituent pour l'instant encore un frein avant un lancement définitif.
Quoiqu’il en soit, une étape importante dans le déploiement du régime des flexi-jobs a néanmoins été franchie. Et c’est une très bonne chose.
