Le gouvernement Arizona vient de lever le voile sur son « Plan PME ». Avec 89 mesures annoncées par la Ministre Simonet, le catalogue est séduisant. Simplification administrative, renforcement du droit à l’erreur, soutien à l’entrepreneuriat féminin et indemnisation d’un commerçant contre le vol à l’étalage : sur le papier, le SNI a été entendu. Nombre des chevaux de bataille du SNI figurent en effet en toutes lettres dans ce plan.
Mais attention ! Une promesse ne fait pas une réforme. Si le SNI se réjouit de voir ses priorités reconnues, il faut rester vigilant. Les indépendants et les PME sont la colonne vertébrale de l’économie belge, pourtant, ils sont trop souvent les premiers oubliés une fois les discours terminés.
L’application du principe du « Only Once » pour en finir avec la paperasse redondante ? le SNI l’attend de pied ferme. La fin de la stigmatisation après une faillite ? C’est une question de dignité. L’alignement des droits sociaux, notamment pour les mères indépendantes ? C’est une question de justice. Quant à la réforme des majorations de cotisations sociales, elle est vitale : le système actuel punit ceux qui trébuchent au lieu de les aider à se relever.
Nous ne voulons plus de « mises à l'étude » ou de groupes de travail sans fin. Le motto de la Ministre est « plus d’opportunités, moins d’obstacles ». C’est une belle formule. Notre rôle, au SNI, sera de veiller à ce qu’elle ne reste pas un slogan. Nous serons là pour rappeler au gouvernement que les indépendants n’ont pas besoin de sympathie ou de beaux mots, mais bien de solutions concrètes, de cash et d’oxygène.
Ce plan est une étape, pas une victoire finale. La mobilisation continue pour que ce catalogue de bonnes intentions se transforme, dès demain, en réalités tangibles dans vos caisses et sur vos bureaux.
L’Arizona a tracé une route, à nous de vérifier qu’ils ne font pas marche arrière.
