Les récentes déclarations politiques selon lesquelles les flexi-jobs ‘dérapent’ et déstabiliseraient l'État-providence et le système de sécurité sociale belge font froncer les sourcils. Alors qu'à Bruxelles, on débat du système en ne le considérant que comme une forme d'opportunité fiscale, la réalité amère quotidienne de nos PME est que les flexi-jobs ne sont pas une question de luxe, mais de survie.
Pouvoir recourir aux flexi-jobs est un instrument essentiel pour assurer une flexibilité opérationnelle sur un marché du travail qui croule sous les pénuries. Pour de nombreux petits commerces et entreprises, c'est le seul moyen de gérer les pics d'activité et de maintenir les services opérationnels. Remettre en question ce système, ou même vouloir l'abolir comme le souhaitent les syndicats, témoigne d'une vision déconnectée de la réalité et de la lutte quotidienne des indépendants !
Le débat doit porter sur ce qui compte vraiment : les coûts salariaux exorbitants en Belgique. Le SNI appelle le gouvernement à s'attaquer enfin aux causes fondamentales plutôt que de s’en prendre à un instrument qui offre aux entrepreneurs un bol d'air indispensable. Les entrepreneurs sont le moteur de notre économie et les principaux créateurs d'emplois de ce pays. Cette création d'emplois doit être encouragée, et non entravée. Ils méritent une réduction structurelle du coût total de l'emploi !
