Une économie ne peut être saine que si elle repose sur une certaine équité. Qu'il s'agisse de fiscalité ou de sécurité sociale, les règles doivent être claires, équitables et cohérentes pour tous. Malheureusement, nous constatons qu'en ce moment, le gouvernement rate le coche sur deux fronts : d'une part en discriminant fiscalement les indépendants, et d'autre part par une politique de contrôle laxiste en matière d'absentéisme.
Il est inacceptable que, via un projet de loi du gouvernement soumis à discussion et approbation, les salariés pensionnés puissent (pourraient) bénéficier d'un taux d’imposition préférentiel de 33% à partir de 2027, tandis que l'indépendant pensionné qui souhaite également continuer à travailler reste, lui, imposé selon les taux ordinaires. Cette discrimination flagrante va à l'encontre de la Constitution et de toute forme de bon sens. Si nous voulons faire face au vieillissement de la population et conserver l'expertise, le statut ne peut entrer en ligne de compte.
Le SNI exige que l’indépendant (pensionné) ne soit pas discriminé fiscalement !
Des limites à la solidarité
Mais la justice va au-delà du seul volet fiscal. La solidarité est un bien précieux, et celui qui est réellement malade doit recevoir le soutien et le repos nécessaires. Quelqu'un qui est malade est malade. Point. En contrepartie, il doit y avoir des limites claires qui s'appliquent à tous. Nous ne pouvons pas tolérer que le système des indemnités de maladie explose en raison d'un manque de suivi.
Le SNI plaide donc résolument pour que le gouvernement augmente drastiquement les contrôles sur l'absentéisme pour maladie et l'incapacité de travail. Il n'est pas concevable que tous ceux qui travaillent dans notre société, et en particulier les entrepreneurs, doivent payer le prix d'un système qui contrôle trop peu. Plus encore : les mutualités qui commettent des erreurs ou se montrent trop laxistes dans le contrôle de leurs affiliés, ce qui mène à des indemnités indues, doivent être sanctionnées. Un système sans contrôle est en effet un système qui incite à l'abus.
Le SNI exige que les contrôles sur la maladie soient renforcés et que les intermédiaires (les mutualités), responsables d'abus et/ou de mauvaise gestion, soient appelés à rendre des comptes.
Nous continuons à nous battre pour vous afin de garantir que celui qui travaille dur soit récompensé et que le filet de sécurité sociale ne serve qu'à ceux qui en ont réellement besoin.
