L'industrie n'a pas l'intention d'autoriser les flexi-jobs

Catégorie Social
L'industrie n'a pas l'intention d'autoriser les flexi-jobs

Pour rappel, le gouvernement souhaite étendre le système des flexi-jobs à tous les secteurs à partir de juillet. Cependant, les différents secteurs ont une possibilité d'opt out et de ne pas les autoriser. C'est ce qu'ont décidé les secteurs industriels.

Les flexi-jobs ne seront donc pas possibles dans la chimie, dans les entreprises sidérurgiques, chez les fabricants de verre, dans la production de papier et de carton, dans le secteur pétrolier et dans les entreprises de maroquinerie. Dans le secteur de la construction, il a été convenu que les flexi-jobs sur les chantiers ne pourront être effectués que par des ouvriers du bâtiment à la retraite.

Le fait que l'industrie n'adhère pas à ce système tient à la nature même du secteur. « On y travaille avec des machines lourdes, des produits dangereux et dans des conditions où la sécurité est primordiale », explique le secteur. « Les entreprises industrielles disposent en outre de suffisamment de moyens pour faire face aux pics d'activité. Il y a les heures supplémentaires, le travail intérimaire, les contrats de travail à durée déterminée et les sous-traitants ».

Dans le secteur des soins, ni les syndicats ni les employeurs ne sont favorables aux flexi-jobs, mais en raison de la pénurie de main-d'œuvre, ils sont néanmoins sur le point de conclure un accord. Celui-ci vise principalement les infirmiers à la retraite qui peuvent prêter main-forte dans les hôpitaux et les maisons de repos.

Aujourd'hui, la plupart des flexi-jobbers travaillent principalement dans l'horeca et le commerce, par exemple dans les supermarchés. Grâce à un flexi-job, les retraités ou les salariés peuvent gagner un revenu complémentaire en plus de leur pension ou du salaire de leur activité principale. Ces revenus sont exonérés d'impôt jusqu'à 18 000 euros par an.