Selon les données les plus récentes, plus de 130.000 entrepreneurs se sont inscrits à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) au cours de l'année écoulée. Il s'agit du nombre le plus élevé en dix ans. Le nombre total d'indépendants dans notre pays continue ainsi de croître régulièrement, alors que l'INASTI avait déjà enregistré un record de près de 1,3 million d'indépendants actifs au début de l'année dernière.
Le dernier trimestre de 2025 a été particulièrement frappant avec un nombre record de 37.710 nouvelles inscriptions. Ces chiffres prouvent malgré tout l'énorme résilience de notre économie, mais ils imposent également une grande responsabilité aux décideurs politiques pour soutenir et protéger cette croissance de manière durable.
Cette croissance est en partie portée par des changements de politique. On a notamment observé une hausse remarquable de pas moins de 42% en Wallonie au cours du dernier trimestre, conséquence directe de la suppression, le 1er octobre, de l'attestation obligatoire de gestion de base. En Flandre (+4 %) et à Bruxelles (+8 %), où cette obligation avait déjà disparu plus tôt, les chiffres ont également continué de progresser. Bien que les seuils d'accès à l'entrepreneuriat aient été abaissés, il reste essentiel que la qualité et la viabilité du statut soient garanties face à une concurrence croissante et à la charge administrative.
Ce n'est pas seulement le nombre d'entrepreneurs qui change, la nature de leurs activités évolue également. Alors que des rôles tels que consultant, spécialiste de la rénovation et formateur restent toujours aussi populaires et témoignent de changements importants dans notre économie, on constate une entrée remarquée de professions comme avocat, infirmier et transporteur routier dans le top 10. Le doublement du nombre de nouveaux coiffeurs en un an est également remarquable.
D'un autre côté, on observe une baisse dans les secteurs traditionnels : les vendeurs, les jardiniers et les exploitants de cafés semblent perdre du terrain dans ce nouveau climat entrepreneurial.
Malgré cette tendance positive dans les statistiques, le SNI avertit que la quantité ne doit jamais se faire au détriment de la qualité. Pour chaque starter, il est crucial de ne pas se lancer aveuglément dans l'aventure, mais de s'informer en profondeur au préalable et de s'entourer de professionnels. Le SNI se tient plus que jamais aux côtés des celles et ceux qui entreprennent : en faisant appel à notre expertise et à notre soutien juridique, l'entrepreneur débutant est plus solide et mieux armé contre les pièges de l'entrepreneuriat.
