Il va de soi que les économies et une politique financière saine sont nécessaires pour réduire la dette et les déficits. Des finances publiques assainies permettent en effet de dégager de la marge pour mener une politique forte. Cependant, réaliser des économies sans vision prospective sur l'entrepreneuriat est une impasse.
Il suffit par exemple de jeter un œil à la situation dans la Région de Bruxelles-Capitale. On y constate à quel point le nécessaire exercice budgétaire s'est accompagné d'un manque persistant de perspectives pour l'entrepreneur. Des économies y sont certes réalisées, mais la marge de manœuvre qui devrait en découler pour adopter des mesures positives en faveur des indépendants demeure totalement absente. Il faut chercher à la loupe des stimulants concrets pour les PME et les indépendants. Les termes « indépendants » et « PME » semblent devenir une simple note de bas de page dans la politique gouvernementale. Et c'est à peine mieux en Wallonie où, là aussi, le gouvernement a semblé faire peu de cas des indépendants.
Cela ne peut devenir une habitude ! Ni au niveau régional, ni au fédéral ! Il est temps que les responsables politiques prennent des décisions et dessinent l'orientation pour lesquelles ils ont été élus, dans l'intérêt des entreprises. Les indépendants ne demandent pas l'aumône. Ils réclament une vision claire, proactive, ainsi qu'une politique forte qui soutienne l'entrepreneuriat au lieu de le freiner. Comme le soulignait déjà pertinemment Winston Churchill, les entrepreneurs sont les chevaux qui tirent la charrette hors du bourbier. Ce n'est que lorsque les PME et les indépendants disposeront de l'espace nécessaire pour se développer que nous créerons la dynamique économique indispensable pour assainir durablement le budget.
C'est pourquoi le SNI tire la sonnette d'alarme. Il est grand temps que l'ensemble de nos gouvernements, le fédéral en tête, offrent davantage de perspectives à celles et ceux qui sont, et resteront, espérons-le, le moteur de notre prospérité.
