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Prudence chez les commerçants avant les soldes

Prudence chez les commerçants avant les soldes

A l’avant-veille du début des soldes d’été, les commerçants se montrent prudents. C’est un des constats de la traditionnelle enquête menée par le SNI. Des ventes mitigées pendant les six premiers mois de l’année mais aussi une très forte canicule en cette fin juin sont la cause de stocks importants. Lueur à l’horizon, des clients qui devraient être attirés par des réductions importantes et une météo beaucoup plus agréable début juillet.

C’est la prudence qui règne chez les commerçants à l’avant-veille des soldes d’été. C’est l’un des constats marquants de la traditionnelle enquête menée par le SNI. « Les six premiers de l’année ont été marqués par des ventes ‘mitigées’ en léger retrait par rapport à la même période en 2025 », explique Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie Bruxelles du SNI, « On peut relever plusieurs facteurs, dont, notamment, une crainte des consommateurs quant à leur pouvoir d’achat, suite à la crise au Moyen-Orient et à la hausse des prix ». 

La météo vient aussi de jouer un très mauvais tour aux commerçants. « Cet épisode de canicule a été également néfaste pour les détaillants des centres-villes. N’oublions pas que nombre de détaillants n’ont pas de ‘clim’ soit pour des raisons financières ou parce qu’ils ne sont pas propriétaires de leur bâtiment. Les consommateurs ont clairement fui la chaleur des rues pour se réfugier dans des centres commerciaux climatisés ». 

Cet élément est encore venu se rajouter à la pression la pression de plus en plus en forte des centres commerciaux établis en périphérie. « Le commerce indépendant est un commerce de centre-ville. Or, ceux-ci ont tendance à se désertifier. Le client a de plus en plus de mal à se rendre dans les centres urbains et donc préfère faire son shopping dans les centres commerciaux. Les politiciens doivent mener en ce sens une double politique, à la fois favoriser et développer le commerce en centre-ville et limiter les implantations extérieures ». 

Petite lueur à l’horizon : « la météo s’annonce particulièrement favorable pour la première semaine de juillet. Une bonne occasion pour le consommateur de déambuler en rue sans être accablé par la chaleur et lui donnera l’occasion d’allier ‘shopping et verre en terrasse’ ».  « Le SNI plaide également auprès des autorités pour rendre les rues commerçantes plus résilientes aux grandes chaleurs, grâce à des espaces verts, des points d'eau et des zones d'ombre. »

Et quid des stocks ? Cela reste dans la lignée des années précédentes. « Quelque 65% des personnes interrogées ont encore entre 20 et 40% de leur collection en rayon mais pour une part significative, de l’ordre de 20%, les stocks sont de moins de 20% Un signe probable que les commerçants ont anticipé et diminué leurs achats ». Et pour les réductions ? Les 30% seront surement la règle dès les premiers jours mais des 50% ne devraient pas être rares ».

Enfin, une nouvelle problématique vient perturber la vie des ‘petits commerçants’ : les arrêts du Conseil d’état sur les soldes. L'interdiction générale d'utiliser le terme « soldes » ou des appellations similaires en dehors des périodes légales de soldes est contraire au droit européen et doit être écartée, selon le Conseil d'État. « Cette décision met à mal la définition des soldes comme nous la connaissons aujourd’hui et ouvre la voie à une utilisation de ce mot à tout moment de l’année. Sans surprise : les commerçants sont très majoritairement (plus de 75%) d’avis que cela va leur nuire. Ils invitent donc, comme le SNI, le gouvernement à revoir la loi et à la bétonner pour répondre à cette décision », conclut Christophe Wambersie.

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