Bruxelles, le 20 octobre 2026 – Le SNI l’avait prédit et les chiffres d’une enquête de Securex viennent le confirmer : le nombre de maladies d’un jour a explosé depuis la fin de l’obligation de présenter un certificat médical pour une absence d’un jour. Cela conforte le SNI dans sa revendication de ne pas étendre cette mesure aux PME. Le SNI réitère par ailleurs son exigence que, dans chaque loi adoptée, une distinction soit faite entre PME et grandes entreprises.
Des chiffres du prestataires de services RH Securex sortis dans la presse sont encore venus confirmer ce que pressentait le SNI depuis le début : la fin, depuis novembre 2022, de l’obligation de présenter un certificat médical pour une absence de moins de trois jours a effectivement eu pour conséquence une explosion de ces absences de courte durée. « Aujourd’hui, cette mesure ne concerne pas les PME et a été ramenée à 2 jours par an au lieu de 3 mais ces chiffres confortent le SNI dans sa forte revendication : pas question d’une extension aux PME ! »
« L’absentéisme est un fléau surtout pour les petites entreprises. Pour une PME, chaque salarié absent signifie une réorganisation du travail. En d'autres termes, l'employeur doit rapidement trouver une solution pour le travail qui reste inachevé. Chaque absence est gênante et coûteuse car l'employeur doit continuer à payer la personne malade ».
« Depuis l’instauration de cette loi, les employeurs concernés envoient davantage de médecin-contrôle pour vérifier la véracité de la maladie, preuve s’il en est du risque d’abus. Toutefois les PME n’ont souvent pas les moyens ni financiers ni en temps de passer par là. Pour elles, le certificat reste donc la preuve nécessaire à apporter ». Rester à la maison sans devoir se justifier par un certificat médical est un message très dangereux, estime l’organisation de défense des indépendants. « Un employeur paye le salaire garanti durant le premier mois de maladie à son travailleur. En contrepartie, il est tout à fait normal », d’après le SNI, « que le travailleur prouve sa maladie de manière objective via un certificat médical ».
Le SNI rappelle qu’il a obtenu que cette disposition ne soit pas étendue aux PME. « Cette explosion des absences, singulièrement dans les entreprises de plus de 50 travailleurs, vient à nouveau montrer qu’il est indispensable que dans l’application de chaque nouvelle loi, une distinction soit faite entre PME et grandes entreprises. La réalité n’est pas la même ».