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La canicule force les entrepreneurs à s'adapter, mais la moitié ne dispose pas encore de climatisation

La canicule force les entrepreneurs à s'adapter, mais la moitié ne dispose pas encore de climatisation

Bruxelles, le 13 juillet 2026 – La canicule récente et actuelle a un impact significatif sur le climat entrepreneurial. Une enquête du SNI révèle que plus de 80% des entreprises subissent des désagréments dus aux températures extrêmes, la charge physique et la baisse de productivité constituant les plus grands défis. La moitié des entrepreneurs interrogés (51%) ne dispose pas encore de climatisation.

Les résultats dépeignent un monde des affaires à la recherche d'un équilibre entre la continuité opérationnelle et le bien-être des collaborateurs. Alors que 16 % des entrepreneurs indiquent que l'exploitation a dû être temporairement suspendue, plus de 68 % signalent que leurs activités ont été, dans une mesure plus ou moins importante, perturbées par la chaleur.

La charge physique, principal facteur de nuisance

Le plus grand défi durant cette vague de chaleur est la charge physique pour l'entrepreneur lui-même ou son personnel (44%). En outre, les entreprises sont confrontées à une baisse de concentration et de productivité (16%) ainsi qu'à des annulations de la part des clients (12%).
Ces perturbations se traduisent directement sur les chiffres d'affaires. Près des ¾ des personnes interrogées constatent un impact négatif sur leur chiffre d'affaires au mois de juin, une tendance qui devrait, selon toute attente, se poursuivre en juillet. Près de la moitié des entrepreneurs (40%) indiquent devoir engager des frais supplémentaires pour la consommation d'énergie liée à la climatisation.

Les entrepreneurs prennent des mesures pour le reste de l’été

Avec encore de nouvelles journées de chaleur prévues en juillet et en août, une part importante des entrepreneurs prend des mesures. Plus de 25% prévoient de travailler aux heures plus fraîches, par exemple en commençant la journée de travail très tôt, et 22% choisissent d'adapter leurs heures d'ouverture. Malgré ces initiatives, 23% indiquent ne prendre aucune mesure spécifique pour limiter l'impact.
Il est frappant de constater que la moitié des entrepreneurs (51%) ne dispose pas de climatisation. Bien que la nécessité d'un lieu de travail plus frais soit évidente, une partie de ce groupe indique qu'il n'y a soit aucun intérêt, soit un manque de budget pour investir dans des équipements de refroidissement.

Besoin de soutien

Bien qu'une majorité d'entrepreneurs (68%) indique savoir comment agir par eux-mêmes, un groupe significatif exprime un besoin de soutien. Ils demandent spécifiquement des informations juridiques sur la faisabilité du travail et les pauses (12%), des conseils pour la sécurité et le bien-être des collaborateurs (10%), et des avis pratiques sur les économies d'énergie liées à la climatisation (10%).
« Il est clair que la chaleur extrême n'est plus un cas isolé, mais est devenue un facteur structurel de la gestion d'entreprise », fait remarquer le SNI. « Les chiffres montrent que les entrepreneurs sont résilients dans l'adaptation de leur planning, mais qu'à long terme, il existe un besoin d'un meilleur accompagnement et peut-être d'un meilleur soutien aux investissements pour un environnement de travail viable. »

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