Bruxelles, le 13 février 2026 – À la suite de la publication de la Déclaration de Politique Régionale par la future majorité bruxelloise, le SNI exprime sa profonde inquiétude et son amertume. Si le futur gouvernement prône le ‘redressement’ et l'efficience, il semble avoir totalement occulté le moteur principal de l'emploi et de la vie des quartiers : les indépendants et les petites et moyennes entreprises.
Le SNI se réjouit qu’un accord de gouvernement ait été enfin trouvé pour la région bruxelloise mais exprime ses craintes et une profonde amertume à la lecture de la DPR.
Le constat est aussi cinglant qu'inquiétant : dans un document de plus de 20 pages censé tracer l'avenir de la Région de Bruxelles-Capitale pour les années à venir, les mots ‘indépendants’ et ‘PME’ ne figurent qu'une seule et unique fois chacun. « Comment prétendre soutenir une ‘économie prospère’ en ignorant ceux qui représentent plus de 95% du tissu entrepreneurial bruxellois ? », se désole Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie-Bruxelles du SNI
« Pourtant, tout n’est pas à jeter dans ce texte », nuance Christophe Wambersie. « La réduction des dépenses publiques est effectivement une priorité pour la RBC » Le SNI voit également d’un bon œil plusieurs intentions qui vont dans le bon sens. « L'application réelle du principe ‘Only Once’ est une promesse de simplification administrative que le SNI ne peut qu'encourager. Mais le gouvernement appliquera-t-il aux entreprises le droit à l’erreur qu’il promet aux citoyens ? » Le SNI salue aussi la volonté de réduire de moitié les délais de délivrance des permis d’urbanisme « Cela pourrait aider à la relance du secteur de la construction ». Le SNI se montre en outre positif quant à la volonté de la majorité de veiller à ce que l’offre de formation d’Actiris se calque davantage sur les besoins réels du marché. « C’est une nécessité absolue quand l’on connait le nombre d’emplois qui restent vacants ».
En matière de mobilité, si la DPR mentionne des ‘exceptions’ pour les usages professionnels au sein de la Zone de Basses Émissions (LEZ), le texte reste flou sur les modalités pratiques et sur la suite donnée au plan Good move, fortement décrié par nombre d’indépendants. De même, si l'élargissement des critères pour les cartes de stationnement professionnelles est un point positif, le SNI restera extrêmement vigilant quant à sa mise en œuvre concrète sur le terrain. « Elle ne serait en effet réservée qu’aux Bruxellois mais quid des milliers d’indépendants et de salariés de PME qui viennent travailler à Bruxelles ? »
Pour le SNI, « le futur gouvernement bruxellois semble oublier que la prospérité de la Région repose sur ses 125.000 indépendants et ses milliers de PME. Faire l'économie de les nommer dans un document de politique générale, c'est prendre le risque de les oublier dans l'action gouvernementale ».
Le SNI demande donc une rencontre rapide avec le futur ministre de l'Économie afin de s'assurer que les réformes annoncées constituent bien un levier pour soutenir ceux qui font vivre Bruxelles au quotidien.