Aller au contenu
Avertissement: Pour améliorer l'expérience utilisateur sur ce site, nous utilisons des cookies.

Archives de presse

Plus de 8 vols sur chantier par jour !

Plus de 8 vols sur chantier par jour !

Bruxelles, le 10 décembre 2019 – En 2018, près de 3000 vols sur chantiers ont été constatés en Belgique, soit une moyenne de 8 par jour. « Ces dernières années, nous avions constaté une légère diminution des vols mais en 2017 et en 2018, les chiffres sont à nouveau repartis à la hausse, » explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Le phénomène inquiète les entrepreneurs car il cause non seulement un préjudice financier mais il engendre également un allongement de la durée des travaux et parfois l’obligation de mettre les ouvriers temporairement au chômage technique. »


8 vols par jour

Selon les statistiques de la Police fédérale, en 2018, près de 3000 vols sur chantiers ont été constatés en Belgique. « Cela fait une moyenne de 8 vols par jour ! », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « C’est un phénomène auquel sont confrontés la majorité des entrepreneurs en construction. Ils arrivent le matin sur le chantier et ils constatent que des matériaux ou des machines ont été dérobés. »
Le SNI pointe une recrudescence de ce type de criminalité. « Les vols de chantier et les vols de métaux avaient atteint un pic vers 2012. Depuis lors, ils avaient légèrement diminué mais nous constatons que leur nombre est reparti à la hausse de 2% ces deux dernières années. ». En 2017, 2909 vols sur chantiers avaient été recensés. En 2018, il s’agissait de 2951 cas déclarés. « Ce n’est malheureusement que le sommet de l’iceberg », déplore Christine Mattheeuws. « Beaucoup d’entrepreneurs ne prennent en effet pas le temps de faire de déclaration auprès de la police. »


Préjudice financier important

Ce phénomène inquiète les professionnels du secteur car les vols engendrent évidemment un préjudice financier important. « Il faut en effet racheter les matériaux et/ou les machines, ce qui implique un surcoût direct imprévu. » Ces vols engendrent par ailleurs des coûts supplémentaires indirects. « Il faudra certainement dans la très grande majorité des cas prévoir un allongement du planning des travaux sur le chantier où le vol s’est produit mais également sur les autres chantiers de l’entrepreneur. » Enfin, l’entrepreneur devra souvent avoir recours à la mise au chômage technique de ses ouvriers. 

Le montant du préjudice total pour les entrepreneurs belges s’élèverait à plusieurs dizaines de millions d’euros. Or, constate le SNI, beaucoup d’entreprises du bâtiment connaissent déjà des difficultés financières. Le secteur fait partie de ceux où le nombre de faillites sont les plus importants.

Le profil des voleurs est très varié. Il peut aussi bien s’agir d’individus à la recherche de quelque chose qu’il pourrait revendre pour quelques euros que des bandes criminelles organisées, comme on peut le voir fréquemment lors de vols de câbles en cuivre. « Une recommandation que nous pouvons faire aux entrepreneurs est de noter les numéros de référence des engins et des outils afin de faciliter le travail de la police dans ses investigations et lors d'arrestations. Nous n’insisterons par ailleurs jamais assez sur la nécessité de déclarer chaque vol à la Police, » conclut la présidente du SNI.

Partagez

Devenez membre du SNI

et profitez de tous les avantages de votre affiliation.

Affiliez-vous