Black Friday : 3 commerçants sur 4 ne veulent pas de jours de ristourne supplémentaires

Catégorie Commerce
Black Friday : 3 commerçants sur 4 ne veulent pas de jours de ristourne supplémentaires

« Les consommateurs sont de moins en moins enclins à payer le prix fort pour un produit. C'est clairement une conséquence de la multiplication des journées de réduction de prix comme le Black Friday ». C'est un des constats d'une enquête menée par le SNI auprès de 728 commerces. « Les périodes officielles de soldes, en hiver et en été, sont importantes pour les commerçants, mais l'accumulation de jours de ristourne supplémentaires est préjudiciable pour les plus petites enseignes. Ainsi, au total, les commerçants accordent au cours d’une année des remises pendant plus de 3 mois. Il y a cinq ans, ce n’était encore que 2,5 mois. Dès lors, 3 commerçants sur 4 ne sont pas favorables à des jours de réduction de prix supplémentaires. Ils se sentent en effet souvent obligés d'y participer. Par ailleurs, les consommateurs se sont habitués à obtenir des promotions tout au long de l'année, ce qui n'est pas tenable. La multiplication des jours de réduction n’est à terme pas tenable pour ‘les petits’. Il est temps de mettre un terme à tous ces jours de réduction de prix et de faire en sorte que les vendeurs ne se pressent plus les uns les autres. Trop, c'est trop »  

Une enquête menée auprès de 728 commerces par l’organisation de défense des indépendants, le SNI montre que seuls 34 % d'entre eux participent au Black Friday, et souvent à contre-cœur. La majorité des commerçants qui participent au Black Friday ne le fait que parce que beaucoup le font. « Le nombre de jours de réduction continue d'augmenter chaque année. Ça devient intenable pour de nombreux magasins ». Alors qu'il y a cinq ans, les commerçants accordaient de remises pendant au total 2,5 mois (essentiellement les 2 mois de soldes et quelques journées portes ouvertes, des braderies et des ventes couplées), on arrive aujourd’hui à plus de 3 mois, soit une augmentation d’un tiers. Le Black Friday et le Cybermonday, les midseasons, etc. sont également venus se rajouter. On s'attend à ce que le Singles’day et de nouvelles journées de réduction deviennent elles aussi populaires en Belgique dans les prochaines années.

« Les commerces qui ne participent pas perdent du chiffre d’affaire, celui qui y participe bien, sacrifie une partie de ses revenus. De nombreux consommateurs se sont habitués à ce qu’il y ait des promotions tout au long de l'année, surtout sur le net. Les grandes chaines et les sites en ligne étrangers ont toujours quelque chose à mettre en réduction pour attirer les clients. L'accumulation de ces journées de ristourne fait le consommateur ne paie quasiment plus le prix plein et juste . En outre, quelque 78% des commerçants sont également confrontés à des demandes de rabais en dehors des périodes de réduction. Ce n'est plus tenable. »

3 commerçants sur 4 ne veulent pas de jours de réduction supplémentaires 

L'enquête du SNI montre que trois commerçants sur quatre ne veulent pas de jours de réduction supplémentaires. Ils veulent limiter les jours de ristournes aux vrais soldes et en même temps proposer aux clients des produits belges à un prix équitable. Il y a trop de jours de réduction et ce n'est plus tenable. Chaque année, le commerce de détail figure dans le top 3 des secteurs qui comptent le plus de faillites, ce qui fait qu’il est déjà sous pression. « Si cela continue, nous risquons de perdre encore plus de commerces de détail. Dans notre société individuelle et grise, les commerçants sont un vecteur de cohésion sociale. Il faut y veiller. Il est temps de mettre un terme à tous ces jours de réduction et de faire en sorte que les vendeurs ne se pressent plus les uns les autres ».

 

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