Mettre plus de possibilités de paiement électronique à la disposition du client ne peut se faire que quand les modes de paiement et leurs coûts sont connus.

Catégorie Commerce
Mettre plus de possibilités de paiement électronique à la disposition du client ne peut se faire que quand les modes de paiement et leurs coûts sont connus.

Bruxelles, le 23 avril 2019 – Le SNI aimerait convaincre davantage d’entrepreneurs de permettre à leurs clients de faire dans leurs commerces des paiements par carte bancaire et des paiements sans contacts avec une carte bancaire ou un smartphone. Ainsi, les entrepreneurs peuvent attirer de nouveaux clients qui préfèrent payer de manière digitale. C’est la raison pour laquelle le SNI soutient la campagne ‘Faire des paiements digitaux est la nouvelle normalité’, qui a été initiée par Febelfin. Cette campagne ne met pas seulement en évidence les paiements électroniques d’une manière positive, elle explique également aux commerçants les différentes modalités de paiements. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction selon SNI, qui attend avec impatience les résultats de l’étude concernant le coût des paiements électronique commandée par Kris Peeters (CD&V), le ministre de la Protection de la consommations. La présidente du SNI déclare que ce n’est que si les entrepreneurs peuvent se faire une bonne idée du coût qu’il pourront décider en connaissance de cause si le jeu en vaut la chandelle.

63 pourcents de tous les paiements dans notre pays se font toujours en espèces, bien que 89 pourcents des Belges préfèrent faire des paiements digitaux plutôt que des paiements en espèces. Le problème est qu’il  n’est pas toujours possible de faire des paiements digitaux chez certains entrepreneurs. Les consommateurs n’ont pas toujours la possibilité de faire des paiements par carte bancaire ou avec leur smartphone, surtout lorsqu’ils se rendent chez des médecins, des dentistes, des kinésithérapeutes, des établissements HoReCa et des commerçants de détail. Ces commerçants ont-ils peur de ce qu’ils ne connaissent pas ou y
a-t-il autre chose? Les entrepreneurs font incontestablement encore trop peu confiance aux différents modes de paiement digitaux et ils trouvent surtout que c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est la raison pour laquelle le SNI soutient la campagne de Febelfin visant à promouvoir les paiements digitaux.

Selon le SNI, le fait de se focaliser sur les différentes possibilités de paiement est assurément un pas dans la bonne direction. Le processus visant à convaincre les entrepreneurs ne pourra cependant porter pleinement ses fruits que si les entrepreneurs peuvent en évaluer le coût, car ce coût est une source d’effroi pour de trop nombreux entrepreneurs. Les entrepreneurs ne doivent en effet pas seulement acheter un terminal, ils doivent également payer les frais d’abonnement, les frais d’entretien et les frais de transaction. Un exemple concret permettra de clarifier beaucoup plus les choses: un commerçant accepte peu de transactions par carte bancaire (en moyenne 150 par mois) et surtout des paiements inférieurs à 5 euros (40 pourcents) et compris entre 5 euros et 10 euros (40 pourcents), comme un marchand de journaux. Il loue le terminal bancaire le moins cher (20,96 euros) avec chaque mois les mises à jour les moins chères (8 euros) et il dispose de la formule d’abonnement moyenne vu son nombre de transactions (15 euros par mois). Cela lui coûte donc 50,26 euros par mois et 603,12 euros par an. Il va de soi que, dans les magasins acceptant plus de transactions par carte bancaire, le coût total est bien plus élevé. Prenons l’exemple d’un commerçant acceptant en moyenne 800 transactions par mois, dont l’écrasante majorité concernent des transactions de moins de 10 euros par mois. Ce commerçant paiera vite 900 euros par an, rien que pour permettre que l’on fasse des paiements électroniques dans son commerce. Heureusement, les entrepreneurs doivent faire moins d’investissements pour les paiements sans contacts et ces transactions leur reviennent moins cher.

C’est la raison pour laquelle le SNI attend avec impatience les résultats de l’étude concernant le coût des paiements électroniques qui a été commandée par Kris Peeters, le ministre de la Protection de la consommation. Le SNI déclare encore que ce n’est que lorsque les commerçants pourront se faire une bonne idée du coût de ses transactions qu’ils pourront alors faire plus rapidement la bonne addition et évaluer en connaissance de cause ce coût par rapport aux nouvelles opportunités.

À propos du SNI

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) est une organisation neutre qui représente les indépendants, professions libérales et intellectuelles ainsi que les PME de tout le pays. Le SNI est la voix de ces entrepreneurs et défend leurs intérêts sociaux, économiques et culturels face aux autorités, à l’opinion publique et aux médias. Le SNI suit son propre cours indépendant et n’est lié à aucun parti ou opinion politique ni à un secteur déterminé. Pour plus d’informations: www.SNInet.be et twitter.com/SNI_be.

 

Personne de contact

Christine Mattheeuws, Présidente SNI, 0476 44 74 97, christine.mattheeuws@sninet.be

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