Les trois outils économiques wallons fusionnent pour former WE - Wallonie Entreprendre

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Les trois outils économiques wallons fusionnent pour former WE - Wallonie Entreprendre

Les trois outils économiques et financiers wallons, à savoir la Sogepa, la Sowalfin et la SRIW, ont fusionné ce 09 janvier pour ne former qu'une seule entité: WE - Wallonie Entreprendre.

WE, prononcé à l'anglaise, se veut aussi une référence au mot "oui" et un symbole d'union et de cohésion, aura pour missions le financement et l'accompagnement d'entreprises wallonnes mais aussi leur sensibilisation et information. 

La fusion, dont le coût total est estimé à environ deux millions d'euros, doit apporter à l'ensemble un surcroît de visibilité, une force de frappe plus importante mais offrira également des économies d'échelle.

Le nouvel outil, dont le conseil d'administration est présidé par l'entrepreneur Pierre Rion, emploie actuellement 260 équivalents temps plein et détient des participations évaluées à 4,1 milliards d'euros. Il intervient en outre à hauteur de 900 millions euros par an dans l'économie wallonne, hors effet de levier.
Ainsi, Wallonie Entreprendre reprend des participations, parfois majoritaires mais le plus souvent minoritaires, jusque-là détenues dans des sociétés comme Safran Aero Boosters ou la Sonaca, pour n'en citer que quelques-unes. L'intervention de l'outil économique et financier peut prendre la forme d'une entrée au capital de l'entreprise, d'un financement ou de l'octroi de garanties.
Les dirigeants de WE - Wallonie Entreprendre annoncent également une politique ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) "ambitieuse". "Le but est d'inciter, d'accompagner les entreprises plutôt que de les sanctionner".

WE s'articulera autour de 13 "business units", dédiées notamment à l'économie circulaire et à la transition, à la politique industrielle, aux sciences de la vie ou encore à la réhabilitation des sites, en bonne entente avec la Spaque, en charge de la dépollution de sites industriels.
Interrogé sur d'éventuels doublons qui pourraient subsister entre le nouvel outil et les invests wallons (comme Noshaq ou Sambrinvest, par exemple), le ministre Borsus a souligné l'importance de la complémentarité et affirmé ne pas vouloir sacrifier l'atout de la proximité que possèdent ces invests, dont les résultats sont en outre "largement positifs".

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