Les entrepreneurs de pompes funèbres : de vendeurs de cercueils à prestataires de services

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Les entrepreneurs de pompes funèbres : de vendeurs de cercueils à prestataires de services

A l’approche de la Toussaint, le SNI jette un coup d’œil sur un secteur en pleine évolution, celui des pompes funèbres. Aujourd’hui, notre pays compte un peu plus de 860 entreprises de pompes funèbres, une augmentation de 8,2% en 5 ans. « Les entreprises familiales sont toujours les plus présentes. Néanmoins, la taille des entreprises augmente et un phénomène de concentration est visible dans le secteur, notamment avec l’arrivée de grands acteurs liés à des groupes d’assurance. » En moyenne quelque 6 belges sur 10 optent pour la crémation. Parmi les nouvelles tendances, note le SNI, le recours de plus en plus fréquent à des cercueils biodégradables, en carton ou en osier. Enfin, la sécularisation de notre société pousse nombre d’entrepreneurs en pompes funèbres à construire des salles où se pratiquent, en lieu et place des églises, les cérémonies. « Ce sont aujourd’hui plus que des vendeurs de cercueils, ce sont de véritables prestataires de services. »

Entreprises familiales mais davantage de concentration

A l’approche de la Toussaint, la SNI a jeté un coup d’œil sur un secteur en pleine évolution, celui des pompes funèbres. En 2018, la Belgique comptait 862 entreprises de pompes funèbres. Cela représente une hausse de 8,2% par rapport à 2014. Il est à signaler que cette évolution est plus forte en Flandres où il n’est plus nécessaire d’avoir un accès à la profession pour exercer ce métier.


 (Sources Statbel)

« Les entreprises familiales, de moins de 10 personnes, en constituent toujours la très grande majorité. Néanmoins, la taille des entreprises augmente. » Le SNI constate également un phénomène de concentration. « De grands acteurs, liés notamment à des groupes d’assurances, s’installent sur le marché belge et rachètent ceux qui par exemple ne trouvent pas de repreneurs. C’est un phénomène qui n’est d’ailleurs pas propre à la Belgique. Une évolution comparable a lieu dans d’autres pays. »

Du vendeur de cercueils au prestataires de services 

Aujourd’hui, plus de 6 belges sur 10 optent pour une crémation à l’occasion de leurs funérailles. C’est une progression importante. En 2007, environ 45.000 personnes se faisaient incinérer par an. Aujourd’hui, elles sont plus de 66.000 à faire ce choix. « Il y a des divergences importantes entre les régions. Ainsi plus de 70% des Flamands se font incinérer contre seulement un peu plus de 40% des Wallons. » 

Le SNI constate par ailleurs de nouvelles tendances. « Si l’humusation des corps n’est pas encore reconnue chez nous, on constate déjà un recours de plus en plus fréquent à des cercueils biodégradables, en carton ou en osier. » 

« Un entrepreneur de pompes funèbres est devenu aujourd’hui un véritable prestataire de services nombreux et variés. » Ainsi, avec la sécularisation avancée de notre société, de nombreux citoyens ne souhaitent plus que leurs funérailles aient lieu à l’église en présence d’un prêtre. « L’entrepreneur de pompes funèbres devient donc un officiant complet qui accompagne la famille du défunt, dans toutes les phases de la cérémonie. Celui qu’on appelait auparavant un peu péjorativement un ‘croque-mort’ est aujourd’hui bien plus qu’un vendeur de cercueils. » 

La presse en parle:
La Libre Belgique 
L'Echo

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