Les cordonniers sont en voie de disparition

Catégorie Commerce
Les cordonniers sont en voie de disparition

Il est de plus en plus difficile de trouver un cordonnier traditionnel. En 10 ans, leur nombre a diminué de 24 pourcents en Wallonie et de 25 pourcents à Bruxelles. En 2017, 192 cordonniers existaient encore en région wallonne et 64 en région bruxelloise, selon ce qu’il ressort d’une analyse du SNI basée sur les statistiques du SPF Économie. Tout le monde ne parle que de climat et de durabilité, mais, dans le même temps, les consommateurs agissent à mauvais escient. “Nous vivons de plus en plus dans une société du tout-à-jeter. Lorsque vous achetez des chaussures en ligne pour environ 50 euros, vous ne prenez plus la peine de les faire réparer. Ainsi, il n’y a que des perdants: les cordonniers, les magasins de chaussures - qui vendent des chaussures un peu plus chères mais plus solides - et l’environnement”, dit Christine Mattheeuws, la présidente du SNI. Il est grand temps d’améliorer l’image de marque des cordonniers et de mettre cette profession en exergue, afin d’attirer de jeunes talents. En outre, nous devons également investir davantage dans les formations. Le SNI déplore qu’il existe pour le moment trop peu de formations permettant d’apprendre cette profession.

Il y a de moins en moins de cordonniers en Belgique. En région wallonne, leur nombre est passé de 252 à 192. À Bruxelles, leur nombre est passé en 10 ans de 85 à 64 (soit une diminution de 25 pourcents), d’après ce qu’il ressort d’une analyse du SNI basée sur les statistiques du SPF Économie. Selon le SNI, différentes raisons expliquent la disparition progressive de cette profession. Ainsi, par exemple, cette profession est à peine enseignée et, de ce fait, aucun suivi n’est assuré par une personne disposant des connaissances nécessaires et cette profession est vieillissante. En outre, les consommateurs agissent à mauvais escient lorsqu’ils achètent des chaussures. Par exemple, lorsqu’ils achètent en ligne des chaussures bon marché, ils ne les font pas souvent réparer parce qu’ils trouvent que cela ne vaut pas la peine. De plus, l’engouement des cordonniers pour les chaussures sportives est également moindre. Et enfin, il faut améliorer l’image de marque des cordonniers, car de nombreux jeunes estiment malheureusement que l’apprentissage de cette profession n’est pas très ‘branché’.

Selon le SNI, le besoin de cordonniers s’avère malgré tout criant. “Pour le moment, le débat climatique est prépondérant. Mais la durabilité est importante dans ce domaine. Donc, au lieu de jeter des chaussures, le fait de les réparer permet déjà de réduire la montagne de déchets”, déclare Christine Mattheeuws, la présidente du SNI. Le SNI plaide par conséquent en faveur d’une plus grande promotion de la profession, entre autres par le biais des différentes campagnes d’artisanat, et l’organisation souhaite également voir démarrer plus fréquemment des formations permettant d’apprendre à nouveau cette belle profession.

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