Interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs : la grande hypocrisie des pouvoirs publics

Catégorie Commerce
Interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs : la grande hypocrisie des pouvoirs publics

Selon le SNI, l’interdiction de vente de tabac aux mineurs est une grande hypocrisie de la part des autorités publiques. « C’est d’abord aux jeunes qu’incombe la responsabilité de tels achats. Il est par ailleurs difficile pour le commerçant de déterminer si quelqu’un est majeur ou non. Un commerçant n’est pas un policier qui peut demander une carte d’identité à tort et à travers. » Tant que les mineurs ne se rendront pas compte que la cigarette est nocive, rien ne changera. Ce qui est interdit est attirant. Il faut donc mettre plus de moyens pour démontrer les conséquences nocives de la cigarette. Le SNI plaide pour des campagnes d’information et de sensibilisation poussées et veut rendre responsables les jeunes et leurs parents pour l’achat de cigarettes. 

Ce 1er novembre, il sera interdit aux commerçants de vendre des produits liés au tabac (cigarettes, tabac à rouler, cigarettes électroniques…) aux mineurs. « Si le SNI reconnait avant tout la toxicité du tabac et ses méfaits indéniables en termes de santé publique, il ne peut s’empêcher de voir dans cette loi une hypocrisie de la part des autorités publiques. » 

Ce rôle hypocrite du gouvernement ressort aussi du fait que le tabac et ses produits dérivés lui rapporte beaucoup de rentrées financières via les accises. Ce comportement est ambivalent. « Nous ne plaidons pas pour une interdiction totale de la cigarette car cela serait contreproductif. Le fruit interdit est très attrayant. Mais l’hypocrisie du gouvernement est difficile à comprendre. »

En effet, seuls les commerçants seront sanctionnés comme si les jeunes, et ensuite leurs parents, n’étaient pas responsables. Pour le SNI, une chose est claire : « c’est d’abord aux jeunes qu’incombe la responsabilité de tels achats. » 
De nombreux jeunes ont l’air plus âgés qu’ils ne le sont en réalité. Selon le SNI, on peut difficilement attendre d’un commerçant qu’il devienne un agent de police et vérifie consciencieusement toutes les cartes d’identité. Ce n’est pas sa tâche. Le SNI continue de trouver cela étrange que les jeunes, mais également leurs parents, ne soient pas impliqués dans cette problématique. « C’est facile de rejeter toute la responsabilité sur le dos des commerçants alors que le cœur du problème se situe au niveau des jeunes eux-mêmes. Ce sont quand même les mineurs qui décident d’acheter des cigarettes ou du tabac. » 

Pour le SNI, il faut se focaliser davantage sur les conséquences nuisibles du tabagisme et utiliser des récits, des images et des vidéos choc pour décourager les jeunes fumeurs et inciter d’autres à ne pas commencer. « C’est cette voie qui doit être privilégiée. Tant que les mineurs ne se rendront pas compte que la cigarette est nocive, rien ne changera.» 

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