Chaque jour 61 vols à l’étalage sont signalés à la police.

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Chaque jour 61 vols à l’étalage sont signalés à la police.

En 2018, 22.174 vols à l'étalage ont été signalés à la police en Belgique. C'est ce qu’il ressort d’une analyse par le SNI des statistiques sur la criminalité de la police fédérale. « Ça correspond à 61 vols à l'étalage par jour. Par rapport à 2014, c’est une augmentation de 357 faits sur un an. »  Par ailleurs, selon une enquête du SNI, 42 pourcents des commerçants ne font jamais de déclaration. « Ce n'est donc que le sommet de l'iceberg »  Maintenant que nous allons repasser à l'heure d’hiver et qu’il fait noir plus tôt, le nombre de vols à l'étalage va augmenter. Il en ira de même pour les vols non-déclarés en raison de l’affluence de fin d’année. « Le SNI veut que l’indemnisation en cas de vol à l'étalage, adoptée en 2017, soit enfin mise en œuvre. Les commerçants pourront alors faire face administrativement à un vol, sans l'intervention de la police, en réclamant au voleur à l'étalage une indemnisation de 181 euros. Il s’agit de la sorte d’un signal clair aux voleurs qui, malheureusement, continuent leur méfaits parce qu'ils savent qu’il n’y a souvent pas de suites. L’indemnisation réduira le vol à l'étalage et stimulera les déclarations. » 

La police a enregistré 22 174 vols à l'étalage en 2018. Cela représente 61 signalements par jour. « Par rapport à il y a cinq ans, c’est une hausse de 357 faits, soit presque 1 de plus par jour qu'en 2014. Nous observons la même tendance haussière en Flandre et en Wallonie. Il convient de souligner qu'il ne s'agit là que des déclarations officielles, car, selon une enquête du SNI, 42% des commerçants ne déclarent jamais les vols à l'étalage commis dans leur commerce. En outre, le passage à l'heure d'hiver ne fait pas les affaires des commerçants. Avec la Saint-Nicolas et les fêtes de fin d'année qui s’annoncent, commence pour les commerçants, une période chargée. Des mois très chargés et une pénombre qui tombent plus tôt ont pour conséquence que les voleurs ont davantage d’opportunités. L'occasion fait souvent le larron. »   

Le vol à l'étalage coûte aux commerçants entre 1,5 et 2 % de leur chiffre d'affaires. En raison de leurs marges bénéficiaires serrées, cela peut représenter un sérieux tort pour les commerçants. »  

(Statistiques vols à l’étalage - Source: Police fédérale) 

« Le problème est plus important que ce que les chiffres officiels de la police veulent bien montrer. Il y a encore trop de vols à l'étalage, il faut faire baisser ce chiffre. En outre, trop peu de commerçants font une déclaration officielle de vol. C'est pourquoi le  SNI demande que l'indemnisation en cas de vol à l'étalage, qui a été adoptée en 2017, soit mise en œuvre rapidement afin que le commerçant et le voleur puissent régler entre eux le vol. « Si ce système fonctionne aux Pays-Bas, pourquoi ne fonctionnerait-il pas en Belgique ? » 

Une indemnisation de 181 euros 

Dans la pratique, avec ce système, le ‘voleur à l'étalage’ devra payer au commerçant un montant d'environ 181 euros s'il est pris sur le fait. Une agence de recouvrement externe se chargerait du processus. Dans le même temps, le vol serait signalé à la police. Si le voleur n’a pas payé dans les 8 à 10 semaines, l'agence de recouvrement peut procéder au recouvrement au nom du commerçant. Aux Pays-Bas, ils travaillent avec un tel système depuis des années. De nombreux commerçants ont été indemnisés pour les dommages qu'ils ont subis et, grâce à cette approche, le nombre de vols à l'étalage aux Pays-Bas a également diminué. Elle a donc également un effet dissuasif sur les voleurs à l'étalage. 

Aux Pays-Bas, 65% de toutes les procédures sont immédiatement payées par les voleurs à l'étalage. Une procédure de recouvrement est présentée à ceux qui ne paient pas. Au total, 80% de toutes les amendes sont ainsi payées. Le bureau externe facture au commerçant 38 euros de frais administratifs, ce qui signifie que le commerçant reçoit au final 143 euros.

 

 

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