Les marchés ont la cote : le nombre de maraîchers augmente

Catégorie Commerce
Les marchés ont la cote : le nombre de maraîchers augmente

Ces cinq dernières années, le nombre de maraîchers a augmenté de 3,8 pourcent dans notre pays. Cela ressort d’une analyse du SNI, basée sur les chiffres du SPF Economie. Les marchés sont redevenus à la mode ces dernières années. Ils ont plus souvent lieu le samedi et le dimanche, de sorte que ceux qui travaillent durant la semaine peuvent aller faire leurs achats sur le marché. Ce qui est problématique c’est que les places sur les marchés disparaissent. Les villes et communes tentent d’embellir leur centres-villes en installant des arbres, des buissons, des bancs et autres, ce qui laisse moins de place aux maraichers.

Le nombre de maraîchers a augmenté de 3,8 pourcent en cinq ans, selon une analyse du SNI basée sur les chiffres du SPF Economie. Fin de l’année passée, il y avait 7.798 maraîchers actifs dans notre pays. Sur base annuelle, le nombre de maraîchers a également augmenté, d’1,9 pourcent précisément. 

Le SNI avance plusieurs raisons pour justifier l’augmentation du nombre de maraîchers. Les marchés continuent à attirer les clients, surtout maintenant que les produits locaux et artisanaux sont prisés. Sur un marché, divers produits, de l’alimentation au textile, sont concentrés et c’est cette concentration qui attire les consommateurs. En fin de compte, un marché est un ‘one stop shop’, en plein air.

De plus, le marché hebdomadaire reste un moment social très important et cet aspect, dans notre époque de plus en plus individualiste, est loin d’être négligeable. Le vieillissement de la population se fait sentir, ce qui promet un bel avenir aux marchés. Les seniors trouvent tout ce dont ils ont besoin en se promenant et, de plus, une balade sur un marché est idéale pour entretenir des contacts sociaux. Par ailleurs, ces marchés attirent de plus en plus de jeunes familles.

Les maraichers sont à l’heure actuelle confrontés à un problème. Les administrations communales tentent d’embellir leurs centres-villes en les rendant plus verts et en laissant plus de place aux piétons et cyclistes. Ces modifications sont les bienvenues pour les citoyens mais elles réduisent aussi les places pour les maraichers.

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