Le nombre d’infirmiers indépendants a augmenté d’un quart en cinq ans

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Le nombre d’infirmiers indépendants a augmenté d’un quart en cinq ans

Le nombre d’infirmiers (infirmières) indépendant(e)s qui ont un cabinet certifié a augmenté de 24 pourcent entre 2010 et 2015, selon l’analyse effectuée par le SNI sur base des chiffres de L’INAMI. Une augmentation similaire s’est également produite auprès des infirmiers (infirmières) travaillant dans un hôpital ou une maison de repos. « Qu’un grand nombre de personnes optent pour ce secteur est dû à l’augmentation du  vieillissement de la population. Les seniors préfèrent rester à la maison le plus longtemps possible et font donc appel à des aides à domicile, entre autres des infirmiers (infirmières) indépendant(e)s. Les hospitalisations qui deviennent de plus en plus courtes jouent également un rôle », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Et pourtant l’organisation des entrepreneurs indépendants tire la sonnette d’alarme. Chaque année, il y a plus d’infirmiers (infirmières) qui quittent le secteur que le nombre d’infirmiers (infirmières) qui débutent dans le secteur. Il est temps de revaloriser le secteur et de diminuer les charges administratives.

Selon l’analyse effectuée par le SNI sur base des chiffres de L’INAMI, le nombre d’infirmiers (infirmières) indépendant(e)s a augmenté de 24 pourcent entre 2010 et 2015. Fin 2010 il y en avait 22.118 actifs, tandis que fin 2015 le nombre est passé à 27.407. Cette augmentation est remarquable et plutôt unique dans les professions indépendantes. De plus, cette augmentation va sans aucun doute continuer les prochaines années. Le vieillissement de la population continuera à persister et les hospitalisations seront de plus en plus courtes. En 2015, il y avait 112.122 infirmiers (infirmières) actifs dans notre pays. Les bonnes nouvelles s’arrêtent là, car chaque année le secteur est en manque de 3000 infirmiers (infirmières), indépendants et salariés. Chaque année, trop d’infirmiers (infirmières) quittent le secteur à cause du stress, les horaires irréguliers, mais surtout à cause des retraites.

De plus, le secteur est confronté à certains problèmes administratifs importants. Depuis le 1er octobre 2017, chaque d’infirmier (infirmière) à domicile qui applique le régime du tiers payant doit obligatoirement vérifier l’identité du patient lors de chaque visite et ceci à l’aide d’une carte d’identité électronique (eID) ou de la carte ISI+ (pour les enfants moins de 12 ans), ce qui nécessite un lecteur de carte lié à un smartphone ou une tablette.  Ce processus ajoute non seulement des tracas administratifs, mais à ce que les infirmiers (infirmières) ont moins de temps pour les soins et moins de temps pour avoir une petite conversation, quelque chose dont les patients ont par moment vraiment besoin. C’est pourquoi le SNI demande de revaloriser le secteur et de rendre les charges administratives beaucoup moins lourdes.

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