Elections communales: 17 pourcent des entrepreneurs wallons et bruxellois ont déjà été sollicités pour renforcer une liste

Catégorie Politique
Elections communales: 17 pourcent des entrepreneurs wallons et bruxellois ont déjà été sollicités pour renforcer une liste

Les indépendants et gérants de PME semblent être la cible des partis locaux lors de leur recherche de personnes qui souhaitent rejoindre la liste pour les élections communales. Il ressort d’une étude du SNI, à laquelle 486 indépendants et gérants de PME de Bruxelles et la Wallonie ont participé, que 17 pourcent des entrepreneurs wallons et bruxellois ont déjà reçu une telle proposition. Un tiers des entrepreneurs qui ont reçu cette proposition (34 pourcent pour être précis) l’ont acceptée, mais une grande majorité (66 pourcent) ignorent cette proposition politique. Les deux principales raisons : ils n’ont pas le temps de s’engager politiquement et ils craignent de devoir faire face à une perte de clientèle s’ils font un choix politique. « Ces raisons sont compréhensibles », réagit la présidente du SNI, Christine Mattheeuws, « mais il reste toutefois utile que plusieurs entrepreneurs siègent auprès d’un conseil communal pour mener à bien les mesures favorables aux entrepreneurs. » Fait marquant : en Flandre seul 17 pourcent des entrepreneurs acceptent la proposition de rejoindre une liste locale, soit la moitié qu’en Wallonie et à Bruxelles. 

Les indépendants et gérants de PME sont généralement des personnes connues qui connaissent pas mal d’habitants dans leur quartier, commune ou ville. Ceci fait d’eux des ‘proies’ idéales pour les partis locaux en vue des élections communales du 14 octobre 2018 et qui établissent actuellement leurs listes de candidats. D’une étude du SNI, à laquelle 486 entrepreneurs wallons et bruxellois ont participé, il ressort que 17 pourcent des entrepreneurs ont déjà reçu la proposition de renforcer une liste politique. Seulement 34 pourcent des indépendants et gérants de PME qui ont reçu cette proposition, ont réellement accepté cette offre. Deux tiers des indépendants renoncent donc à la politique locale. Ce nombre est bien plus élevé en Flandre encore : 83 pourcent des entrepreneurs renoncent à la politique locale. Pourtant, un nombre similaire d’entrepreneurs (16 pourcent) a reçu cette proposition en Flandre. 

La présidente du SNI, Christine Mattheeuws : « La principale raison de ne pas prendre part à la politique locale, est le manque de temps pour 69 pourcent des entrepreneurs wallons et bruxellois. Les indépendants et gérants de PME travaillent généralement 50 à 60 heures ou plus par semaine et ne sont pas fort tentés de consacrer encore du temps à la politique locale. D’ailleurs, bon nombre d’entrepreneurs indiquent que suite aux nombreuses heures qu’ils passent dans leur commerce, ils ne pourraient effectuer convenablement leur tâche dans la politique. » Un deuxième argument important qui est évoqué pour ne pas prendre part à la politique locale est que cela effrayerait les clients et que ceci pourrait entraîner une perte de clientèle. 41 pourcent des entrepreneurs wallons et bruxellois craignent perdre des clients.

Le SNI comprends très bien ces arguments. La grande majorité des indépendants souhaite se profiler de manière neutre. Ce qui n’est pas illogique, vu que le fait de choisir un parti politique peut effrayer certains clients. « Ceci est dommage, car nous avons surtout besoin de plus d’entrepreneurs de tous les secteurs possibles dans la politique communale », affirme Christine Mattheeuws. Il ressort de cette même étude que bon nombre de villes et communes ont fait pas mal d’erreurs en ce qui concerne la politique en faveur des entrepreneurs. Seul un quart des indépendants et des gérants de PME bruxellois et wallons estiment que la politique que mène leur ville ou commune est favorable aux entrepreneurs. Pour y apporter du changement, les entrepreneurs devraient davantage oser faire le pas vers la politique locale, mais le SNI comprend très bien que ceci n’est pas évident.

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